Avec Heureux qui comme Tounès, Champy signe une œuvre qui dépasse le simple cadre d’un documentaire sur un village de potiers en Égypte. Le film devient une méditation sur la transmission, sur l’économie artisanale comme socle de dignité, et sur la capacité d’une communauté à écrire son propre récit à travers la matière.
L’histoire commence dans le désert du Fayoum, à Tounès, village devenu au fil des décennies un pôle reconnu de céramique artisanale. Mais Champy refuse d’en faire un décor exotique. Sa caméra ne cherche ni la carte postale ni la fascination orientaliste. Elle s’attarde sur les mains qui tournent la terre, sur les regards concentrés, sur la chaleur du four, sur le silence qui précède la transformation. L’argile n’est pas un motif esthétique : elle est un territoire de mémoire.
Le film rend hommage à Evelyne Porret, figure fondatrice ayant contribué à transformer le destin du village en structurant un apprentissage et une économie autour de la poterie. Toutefois, Champy ne construit pas un récit héroïque centré sur une personnalité européenne. Elle élargit le cadre. Les femmes potières, les jeunes apprentis, les voix multiples deviennent les véritables porteurs du récit. Ce déplacement est fondamental : la cinéaste choisit de documenter une dynamique collective plutôt qu’une trajectoire individuelle ...
La Borne / 18 le 19 octobre 25
Merci au public curieux des
Grands Feux 2025 de la Borne !
A Dieulefit / 26 le 23 novembre 25
C'était chouette à Dieulefit pour cette première édition lors du Festival Documenterre organisée par Moments d'argile. Merci à toutes et à tous !
DELPHINE CHAMPY en quelques mots
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